poupées muselées
Depuis que j'ai écrit sur les poupées muselées (voir billet en date du 13 fev), des choses ont bougé dans ma perception. Elle s'est déplacée… grâce aux poupées muselées, j'ai commencé à "voir" autre chose. J'ai ressenti qu'une femme que l'on musèle, que l'on empêche de parler, va continuer à créer, coûte que coûte, avec ce qu'elle a, son corps, son expression "cassée", créant comme elle peut, donc produisant (accouchant) souvent des anomalies, des difformités... Au final, elle continue de déranger ceux qui voulaient la faire taire car ses créations forcément ne plaisent pas. (jugées bizarres, inclassables, voire obscènes).
Force de la création de provoquer des mouvements intérieurs, de croiser avec de l’inconscient, de crocheter des retournements aux pensées. Merci Martine Birobent et ses poupées muselées.